Apprivoiser la relaxation | Défi Santé Aller au contenu principal

Apprivoiser la relaxation

Apprivoiser la relaxation

Même s’il est recommandé de faire des séances de relaxation de 20 à 60 minutes de façon régulière, il n’est pas nécessaire de s’arrêter aussi longuement et d’être dans des conditions idéales pour en retirer de réels bienfaits.

Une fois les principes de base d’une technique de relaxation appris, quelques instants de détente (entre 10 et 60 secondes) suffisent pour diminuer le niveau de tension, permettre de faire face à certaines situations stressantes et recharger ses batteries, qu’on soit assis ou debout, dans sa cuisine, au travail, dans l’autobus...

Les techniques de relaxation

Le choix d’apprendre une technique de relaxation plutôt qu’une autre est personnel. En maîtriser une ou plusieurs, c’est bénéficier d’un avantage pour arriver à mieux vivre dans le monde exigeant d’aujourd’hui. Les bienfaits de ces techniques sont nombreux: diminution du niveau de tension musculaire, réduction de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque et du rythme de la respiration et augmentation de la capacité de concentration.

Qu’ont en commun ces techniques?

Il en existe plusieurs, auxquelles on trouve certaines caractéristiques communes:

  • Concentration sur autre chose que ses préoccupations: on met de côté ses occupations et ses tracas;
  • Attitude passive: on se concentre sur la technique utilisée sans chercher à tout prix l’effet de détente. Si on a des distractions, on les balaie doucement hors de sa pensée et on revient à sa technique;
  • Respiration abdominale: on retrouve sa respiration d’enfant en remplissant son ventre à l’inspiration et en le vidant à l’expiration;
  • Relâchement musculaire: on décontracte ses muscles.

La plupart des méthodes ont avantage à être pratiquées dans un lieu propice à la détente (endroit tranquille, éclairage tamisé, etc.) et dans une position confortable, les yeux fermés, de façon à favoriser la concentration.

Des techniques pour tous les goûts

Voici quelques exemples de techniques de relaxation. À vous de voir si elles vous conviennent.

Méthodes actives

À partir de mouvements du corps, elles procurent une détente à la fois physique et mentale.

  • Yoga: discipline consistant à effectuer une série particulière d’exercices de posture et de respiration.
  • Tai-chi: gymnastique provenant des arts martiaux chinois très anciens et consistant à exécuter une série continue de mouvements lents et extrêmement précis sur lesquels on se concentre pour développer la maîtrise de son corps et de son esprit.
  • Relaxation active de Jacobson: technique visant, à partir d’exercices de contraction et de décontraction, à créer un état de détente.

Méthodes passives

En concentrant son attention sur les formules mentales associées à chacune de ces méthodes, sans exécuter de mouvements corporels, on parvient à une détente à la fois physique et psychologique.

  • Relaxation passive de Jacobson: technique suggérant mentalement, sans effectuer de mouvements comme dans la version active, le relâchement musculaire d’une ou de plusieurs parties du corps.
  • Méditation: technique consistant à porter son attention sur un son, un mot (mantra) ou un objet et sur sa respiration.
  • Relaxation sensorielle: technique avec laquelle on cherche, par la concentration à partir des 5 sens, à augmenter ses perceptions sensorielles et à diminuer ses tensions.
  • Visualisation: méthode proche de la méditation amenant à concentrer son attention sur des images mentales agréables.
  • Rétroaction biologique (biofeedback): technique conduisant, à l’aide d’instruments de mesure physiologique, à transformer l’activité du corps (tensions musculaires, pulsations cardiaques, chaleur corporelle) en signal sonore ou visuel qui renseigne sur l’impact des stratégies de détente utilisées.

On relaxe, les jeunes!

On peut initier les enfants à la respiration abdominale en les encourageant à «inspirer et expirer en gonflant et en dégonflant le ballon dans leur bedon». Et pour les entraîner au relâchement musculaire, on peut leur dire de se mettre d’abord «dur comme un spaghetti cru», puis de chercher à devenir «mou comme un spaghetti cuit».