Communiquer avec nos enfants | Défi Santé Aller au contenu principal

Communiquer avec nos enfants

Communiquer avec nos enfants

Parler pour que nos enfants nous écoutent et écouter pour qu’ils nous parlent, voilà comment nos enfants apprendront à bien communiquer. Une communication ouverte contribuera au développement de leur confiance, de leur empathie et de leur autonomie, en plus de leur donner les outils pour s’affirmer dans le respect, exprimer leurs besoins clairement et s’investir dans des relations satisfaisantes.

La technique de communication non violente, proposée par Marshall Rosenberg, peut alors devenir un atout pour les parents. Voici les étapes qui la résument:

1. Nommer un comportement sans jugement

Pour le parent: plutôt que de dire « Quand tu fais une crise de colère... », y aller avec « Quand tu es couché sur le plancher en pleurant et en donnant des coups de pied... ». Pour l’enfant: lui apprendre à dire « Quand tu me prends un jouet… » au lieu de: « Tu m’as volé un jouet! »

2. Nommer le ou les sentiments

Pour le parent: au lieu de « Quand tu rentres plus tard que l’heure prévue, je te trouve irresponsable », on peut dire : « … je me sens inquiet ». Pour l’enfant: faire avec lui une liste de mots ou des dessins qui expriment des sentiments qui l’aideront à préciser le « je me sens bien ou mal ».

3. Nommer les besoins

Pour le parent: « Quand tu ne mets pas tes vêtements dans le panier à linge sale, je me sens découragé et fâché, parce que j’ai besoin de soutien. » Pour l’enfant: faire avec lui une liste de besoins possibles et l’aider à en nommer un au moment venu.

4. Formuler une demande claire, précise, concrète et réaliste

Pour le parent: « Peux-tu me dire avec des mots ce qui te met en colère? » ou « Peux-tu me téléphoner quand tu sais que tu risques d’arriver plus tard? », etc.

5. Et avec les ados?

Avec nos ados, la communication peut devenir difficile. Mais pour garder la communication ouverte, pour savoir comment ils vont et pour les aider à traverser cette étape de leur vie, il faut persévérer. D’abord, il faut éviter de se sentir visé par leur attitude. Ensuite, il s’agit de nous intéresser à ce qu’ils font, de leur poser des questions, de les écouter…

 

Merci à Isabelle Queval, psychologue, pour sa contribution à cette chronique.